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Appelés à être saints et immaculés comme le Christ
Frère et sœurs, le reproche que le Christ fait aux Pharisiens est dû au fait qu’ils ont préféré être de faux témoins, des acteurs des ténèbres en prolongeant les mauvaises manœuvres des pères, en voulant même éliminer le Christ. Pourtant, nous ne devons pas nous révolter contre la lumière qui nous fait voir notre saleté, mais nous purifier pour être vraiment propres et non pas comme des tombeaux blanchis.
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La foi véritable ne dépend pas de preuves spectaculaires
Nous allons parfois plus loin en mettant la miséricorde de Dieu à l’épreuve. Bien-aimés, notre Dieu est certes infiniment miséricordieux, mais le texte d’aujourd’hui nous rappelle qu’Il est aussi juste. Il nous appelle et nous accorde du temps pour nous convertir, mais si nous persistons dans notre refus, nous devrons faire face à Sa justice.
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Quel était le véritable mérite de la Vierge Marie ?
La femme admirait la Vierge Marie par l’intermédiaire de Jésus, mais son admiration n’était pas bien fondée, c’est pourquoi Jésus ne tarde pas à la recadrer. En effet, cette femme admirait Marie, mère de Jésus, voire mère de Dieu, mais elle ne voyait pas d’abord Marie comme la servante du Seigneur, celle qui a dit « oui » à la volonté de Dieu, celle qui a écouté la Parole de Dieu et l’a gardée. C’est cette Marie, servante du Seigneur, qui a rendu possible la Marie Theotokos, mère de Dieu. C’est donc ce deuxième mérite de la Vierge qui est le plus grand et celui que nous pouvons imiter, celui auquel nous sommes même appelés à imiter.
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La providence de Dieu nous est favorable
Frères et Sœurs bien-aimés, l’Esprit Saint nous sauve des dangers du matériel et nous aide à avoir un regard juste. Grâce à l’Esprit Saint, nous sommes libérés de l’emprise de la chair qui nous condamne à la superficialité. Nous ne sommes plus tournés vers la Loi, mais vers l’Esprit qui nous conduit dans les verts pâturages du Père.
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L’autre est notre chemin pour aller à Dieu
La mission du chrétien dans ce monde consiste à rechercher, en toute chose, le bonheur de l’autre. Cela passe par les soins que nous lui apportons, par la compassion que nous éprouvons lorsqu’il est frappé par l’adversité, par l’assistance que nous lui offrons lorsqu’il est dans le besoin. C’est exactement ce que le Samaritain, évoqué dans l’Évangile, a fait. Saisi de compassion pour son frère laissé à demi-mort par des brigands, il prend soin de lui et veille à ce qu’il soit rétabli avant de poursuivre sa route.
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Homélie du 26ème dimanche ordinaire-B
Le défi majeur que nous présentent les textes de ce jour n’est pas celui de savoir si ne faisant pas partir du groupe des douze, ou du groupe des soixante-dix, on peut prophétiser ou pas. Il est question ici de se poser la question de savoir comment faire pour être avec Jésus. Peu importe si, ailleurs que dans la communauté, des personnes font le bien au nom de Jésus. L’interdit doit être porté contre ceux qui, au sein de la communauté, peuvent être loin de l’enseignement de Jésus.
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Il faut un certain détachement et un détachement certain pour pouvoir annoncer l’Évangile !
Le Christ nous invite à nous décharger de nos désirs, nos rancœurs, nos peurs, nos ceintures de sécurité et comme lui et ses apôtres à nous remettre à la providence divine. Ce n’est qu’ainsi que notre esprit sera suffisamment libre et que nous serons-nous-mêmes profondément convertis et pourrons mieux mettre à profit le pouvoir et l’autorité qu’il nous a donnés pour guérir les maux de notre société et accomplir notre mission pour l’avènement du règne de Dieu.
