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Solennité du Sacré-Cœur de Jésus — Année B
L’amour du Cœur du Christ nous presse. Cet amour nous pousse à prendre soin du prochain comme lui avant nous. Nous ne pouvons pas être chrétien et refuser de vivre l’amour, l’amour fraternel. Si cet amour fraternel est le « commandement nouveau » (selon saint Jean 13, 34), s’il est « la plénitude de la Loi » (selon st Paul Rm 13, 10) s’il est ce qui manifeste le mieux notre amour pour Dieu, alors il doit occuper une place prépondérante dans notre croissance chrétienne. Que le Christ rende nos cœurs semblables au sien.
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Dieu est continuité d’amour, du bien
Très souvent, au lieu de continuer, d’améliorer, de faire grandir le bien qu’ils ont commencé, je veux tout recommencer au point de départ, pour que l’histoire ne retienne que mon nom et bafoue le leur. Je travaille à balayer d’un revers de la main tout ce qu’ils ont fait de bien avant moi, afin que tout commence désormais à partir de moi. Je travaille pour que toutes leurs bonnes œuvres soient réduites au néant. Je ne continue pas le bien qu’ils ont si bien commencé, je marque une discontinuité et travaille pour un recommencement. J’oublie ainsi qu’on ne rompt pas avec l’amour, avec le bien, on peut seulement l’améliorer, le continuer.
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ce qui compte, c’est le regard de Dieu sur nous!
le Seigneur ne regarde pas comme le monde, il n’est pas impressionné par nos richesses et nos avoirs, mais ce qui l’intéresse c’est notre cœur. Pour lui la vraie générosité est celle qui est gratuite, qui ne fait pas de bruits et surtout qui constitue en un véritable acte d’amour pour l’autre et pour Dieu.
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En toute chose, le plus important c’est d’aimer l’Autre
Il y a alors lieu de ne jamais penser que nous sommes suffisants sans Dieu. Se couper de Dieu ou bien renier Dieu est le pire des péchés. Mais bafouer la dignité des hommes c’est aussi offenser Dieu, puisque tout homme est imago Dei (image de Dieu). C’est d’ailleurs à l’amour que nous aurons les uns pour les autres que verra que nous aimons vraiment Dieu (cf. 1 Jn 4, 20). Puisse le Seigneur nous donner assez d’humilité pour l’aimer par-dessus tout et aimer notre prochain comme nous-mêmes.
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Quand notre âme est rassasiée de malheurs,c’est encore vers Dieu que nous devons nous tourner!
Alors lorsque je souffre, qu’est-ce je fais ? Je suis prompt à dire : « Dieu m’a tourné le dos, il m’a abandonné, il n’est plus avec moi, sinon il ne pouvait pas me laisser souffrir ainsi… » Lorsque je souffre, je m’active plus à accuser Dieu qu’à le supplier de me délivrer de ma souffrance. Cette attitude me rend davantage amère et complique ma situation, car en plus de la souffrance objective qui est déjà là, j’en fabrique une autre qui est psychologique et plus pernicieuse que la première.
