Bien-aimés dans le Seigneur, Dieu soit loué en tout temps !
L’une des plus grandes difficultés de la vie avec Dieu est de savoir reconnaître son appel et d’y répondre. Beaucoup de personnes se demandent souvent, à un certain moment de leur vie : pourquoi Dieu m’a-t-il créé ? Qu’attend-il de moi ? Pourquoi ne me montre-t-il pas clairement ce que je dois faire ? Pourquoi ai-je parfois l’impression d’être inutile ?
Cette difficulté est réelle et peut devenir très angoissante. Cependant, connaître les quatre temps de la dynamique de toute vocation peut déjà constituer pour nous une grande lumière. En réalité, Dieu ne cache pas à l’homme sa vocation. Mais il faut apprendre à l’écouter, à se laisser purifier par lui et à lui obéir, malgré nos faiblesses.
Dans le texte de la première lecture, le prophète Isaïe, en accueillant sa vocation, nous montre clairement comment discerner la nôtre.
Le premier temps de la dynamique de la vocation est la vision de la gloire de Dieu. On ne peut pas connaître véritablement sa vocation sans commencer par rencontrer Dieu dans sa gloire, c’est-à-dire dans sa grandeur, sa sainteté, son amour et sa bonté infinie. Dieu est donc au commencement de tout appel. Cela est évident : on ne peut pas vouloir servir Dieu si l’on ne l’a pas rencontré. Isaïe dit : « Mes yeux ont vu le Roi, le Seigneur de l’univers ! »
Le deuxième temps est la conscience du péché. Pour suivre Dieu, et même pour entendre sa voix qui nous parle, nous devons reconnaître que Dieu est saint et que nous sommes pécheurs. Cette prise de conscience n’est pas destinée à nous écraser, mais à nous ouvrir à sa miséricorde. Reconnaître notre indignité devant la sainteté de Dieu nous dispose à accueillir son pardon. Isaïe affirme : « Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures. »
Le troisième temps est la purification, c’est-à-dire l’expérience de la grâce. On ne peut s’ouvrir pleinement à sa vocation que lorsqu’on se sait pécheur pardonné. Dieu ne nous appelle pas parce que nous sommes parfaits ; il nous purifie pour nous rendre capables de répondre à son appel. Le séraphin dit à Isaïe : « Ceci a touché tes lèvres, et maintenant ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. »
Enfin, le quatrième temps est la réponse à l’appel proprement dit : l’engagement. Le Seigneur demande : « Qui enverrai-je ? Qui sera notre messager ? » Et Isaïe, désormais disposé, répond : « Me voici : envoie-moi ! » Cette réponse n’est pas seulement une belle parole ; elle est le signe d’un cœur qui accepte de se mettre au service de Dieu.
Ce qui nous empêche souvent d’entrer dans notre vocation, ce n’est pas que Dieu ne parle pas. C’est plutôt que nous ne sommes pas toujours préparés à l’écouter. Nous sommes parfois trop dispersés, trop attachés à nos projets personnels, trop enfermés dans la peur, le péché, les blessures ou les affections déréglées. Certains entendent même la voix de Dieu, mais, n’ayant pas encore accepté d’être purifiés, ils manquent de force et de courage pour s’engager.
La vocation authentique suit donc ce chemin : on ne part pas de soi, mais de Dieu. On commence par rencontrer sa gloire, puis cette rencontre révèle notre pauvreté, ensuite Dieu nous purifie, et enfin il nous envoie. Dieu ne cherche pas d’abord des personnes parfaites ; il cherche des cœurs disponibles, humbles et prêts à se laisser transformer.
Alors, bien-aimés, si nous voulons écouter et répondre à l’appel de Dieu, commençons par nous remettre en sa présence. Laissons-le nous montrer ce qui doit être purifié en nous. Accueillons son pardon. Puis, avec confiance, osons lui dire comme Isaïe : « Me voici : envoie-moi ! »
Que Dieu nous donne la grâce de nous convertir, afin de pouvoir reconnaître, accueillir et embrasser notre vocation.
Prions
Dieu notre Père,
toi qui appelles chacun de tes enfants à une mission particulière, ouvre nos cœurs à ta présence et rends-nous attentifs à ta voix. Donne-nous de te rencontrer dans ta gloire, de reconnaître humblement nos péchés et d’accueillir ton pardon. Purifie nos cœurs de tout ce qui nous empêche de répondre généreusement à ton appel. Fais de nous des hommes et des femmes disponibles pour ta volonté, capables de dire avec foi : « Me voici : envoie-moi ! » Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur. Amen.
Intercession
Seigneur Jésus,
nous te confions toutes les personnes qui cherchent encore leur vocation et le sens profond de leur vie. Soutiens ceux qui se sentent inutiles, perdus, découragés ou incapables de répondre à ton appel. Viens purifier les cœurs paralysés par la peur, le péché, les blessures et les attachements désordonnés. Donne à chacun la lumière nécessaire pour reconnaître sa mission et le courage de s’engager à ta suite. Seigneur Jésus, fais entendre ta voix à tous ceux que tu appelles.
Vierge Marie, intercède pour nous.
Exercice spirituel
Aujourd’hui, prends un moment de silence devant Dieu et pose-lui simplement cette question : « Seigneur, que veux-tu que je fasse pour toi ? » Ensuite, examine ton cœur : qu’est-ce qui t’empêche de répondre généreusement à son appel ? Termine ce temps de prière en répétant lentement : « Seigneur, purifie-moi, dispose mon cœur et envoie-moi. »
André Kamta Sabang
Communauté des Disciples du Christ Vivant
